Les tests génétiques canins

TESTS ADN

 

Donner les meilleures garanties à nos clients sur la santé de leur chiot

Nos chiens font l'objet du dépistage de nombreuses mutations génétiques, dont les plus importantes : sensibilité médicamenteuse (MDR1), myélopathie dégénérative (DM), hypoplasie choroïdienne (CEA) et atrophie progressive de la rétine (PRA). Nous ne produisons aucun chiot à risque de DM (-/-).

 

De quoi est-il question ?

 

Depuis des siècles, l'homme sélectionnait les races canines afin d'en améliorer les performances pour la chasse, la surveillance ou le rassemblement du troupeau... Depuis la fondation du Kennel Club au Royaume-Uni le 4 avril 1873, cette sélection est administrée de façon centralisée sur la base de critères presque exclusivement morphologiques et avec des connaissances scientifiques souvent rudimentaires, ce qui a mené à de nombreuses dérives. En particulier, la mode de l'hypertype a mené les éleveurs à élaborer des programmes de sélection basés sur une consanguinité trop poussée favorisant l'expression de maladies génétiques.

 

Ces altérations génétiques sont souvent involontairement sélectionnées car elles se trouvent physiquement proches d'un autre gène volontairement sélectionné (gène responsable d'une caractéristique recherchée pour la race considérée), ce qui peut expliquer les sensibilités spécifiques en terme de maladies génétiques.

 

La cartographie par séquençage de l'ensemble du génome canin a été réalisée et publiée pour la première fois en 2005, et de nombreuses études scientifiques internationales ont été lancées depuis cette date. Une véritable révolution est en train de se produire : les origines génétiques de centaines de maladies sont de mieux en mieux comprises, des tests ADN sont mis au point et commercialisés par les laboratoires à des prix de plus en plus compétitifs. La situation est donc en train d'évoluer radicalement...

 

Et chez le Colley et le Berger Américain Miniature ?

 

Ces deux races présentent trois sensibilités héréditaires principales :

 

   La première, l'hypoplasie choroïdienne, est connue depuis longtemps sous la dénomination "anomalie de l'oeil du Colley". C'est une affection héréditaire monogénique récessive qui touche essentiellement les chiens de races Colley, Berger Australien, Berger Américain Miniature, Border Collie et Shetland. On constate une grande variabilité dans les symptômes exprimés en fonction de la race atteinte, mais aussi une grande variabilité entre les individus atteints d’une même race. L'anomalie génétique entraîne un développement anormal du tissu vascularisé présent sous la rétine appelé choroïde. On peut distinguer 4 grades de la pathologie en fonction du degré d’atteinte des structures oculaires. Les grades 1 (hypoplasie/dysplasie) et 2 (colobome) n'entraînent pas de gêne visuelle et sont non évolutifs. Il est possible de faire réaliser un fond d'oeil par un vétérinaire ophtalmologiste afin d'établir un diagnostic.

 

   La deuxième est également bien connue depuis des années, il s'agit d'une sensibilité à une molécule présente dans certains médicaments (en particulier anti-parasitaires et anesthésiants) : de très nombreux Colleys possèdent une anomalie génétique qui permet à cette molécule de passer dans le cerveau en entraînant des tremblements allant parfois jusqu'au coma ou la mort. Cette sensibilité étant extrêmement fréquente, il est fortement recommandé d'éviter ces molécules. Un test de dépistage existe désormais et permet d'être informé sur la sensibilité personnelle de son chien, qui peut être nulle (sujets indemnes), moyenne (sujets porteurs) ou forte (sujets doublement porteurs).

 

   La troisième sensibilité touche, avec une prévalence variable, la majorité des races canines. Il s'agit de la myélopathie dégénérative, maladie caractérisée par une dégénérescence progressive de la moelle épinière de la région thoraco-lombaire qui atteint les chiens à partir de 8 ou 10 ans. Il s'ensuit une paralysie progressive de l'appareil locomoteur avec une issue fatale en 18 à 24 mois. Il n'existe aucun traitement connu, c'est pourquoi il est capital d'éradiquer cette maladie par une sélection rigoureuse des reproducteurs. De transmission autosomique récessive, la mutation n'affecte pas les chiens hétérozygotes (porteurs de la mutation) mais seulement, avec une pénétrance incomplète, les individus doublement porteurs. Ceci implique pour l'éleveur d'intégrer ce critère dans sa sélection : en deux générations, un élevage pratiquant le test DM sur ses reproducteurs peut éradiquer cette mutation de sa production. C'est la résolution prise par l'élevage de la Forêt des Aigles.